Les Gnaouas ou Gnawas sont les descendants d'anciens esclaves issus de populations d'origines d'Afrique Noire (Sénégal, Soudan, Ghana...)
Il furent amenés par les anciennes dynasties qui ont traversé l'histoire du Maroc et plus rarement de l'Algérie et de la Tunisie, en commençant par l'empire Almohade pour les travaux et les bâtiments des palais et le renforcement des armées.
La constitution en confréries des gnaouas à travers le Maroc s'articule autour de maîtres musiciens (les Mâallems), des joueurs d'instrument (quasi exclusivement les qraqech - sorte de crotales - et le gambri), des voyantes (chouaafa), des médiums et des simples adeptes.
Ils pratiquent ensemble un rite de possession syncrétique (appelé Lila au Maroc, Diwan en Algérie) et où se mêlent à la fois des apports africains et arabo-berbères pendant lequel des adeptes s'adonnent à la pratique des danses de possession et à la Transe.
La musique gnawa s'internationalise grâce des influences extérieures au Maghreb, plusieurs groupes très connus ont alors fait appel à des musiciens gnawas dans leur compositions.
Gnaoua évoque souvent les troupes de musiciens noirs vêtus de kachabas colores, de bonnets brodées en noir et blanc et des ballerines traditionnelles symbolisant des rites spirituels venus de l'Afrique noire. Leur musique est toujours accompagné d'un spectacle de chant et danse, cette éblouissante musique d'origine africaine utilisant des qraqebs, tamtam, tbal et hajhouj s'approche des grandes musiques universelles comme le Jazz. leur rythme tolérés par tout le monde, a toujours été une cure de l'âme pour de nombreux adeptes et surtout un enchantement et plaisir pour un nombre croissant d'admirateurs autour du monde sans avoir a comprendre leurs paroles mais l'œuvre des instruments et voix sublimes même si ces paroles elles aussi reflètent des messages rituels qui élèvent les mystères de cette musique.
En effet, le gnaouisme est une musique de la transe et le langage participe également à cette transmutation non seulement par la musicalité du verbe, mais aussi par l’acception que revêt l’expression.
Le langage en fait, puise son mysticisme dans le corpus culturel religieux monothéiste : souvent les refrains du chant gnaoui sont une reconnaissance de l’unicité de Dieu "la ilahailallah ", une sollicitation de sa clémence"allah yrham".De même, d’autres refrains, outre la glorification du tout puissant sont un hommage au prophète "Mohamed rassoul Allah" ou " Mohamed na bina". Certaines chansons sont un hymne à Bilal "Sidna Bilal". le premier homme noir qui s’est converti à l’islam et était chargé par le prophète Mohammed d’appeler les musulmans à la prière : une mission digne de respect qui valorise l’homme noir et lui redonne ses titres de noblesse.
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